Edito

 

DiafrikInvest Equipe Consortium

FAIRE INVESTIR LES DIASPORAS, LE NOUVEAU PARI AFRICAIN !

« Avec la solidarité familiale des migrants institutionnalisée par des transferts financiers massifs et durables, l’heure est désormais à la mobilisation des investissements productifs et des compétences des diasporas pour le développement économique et humain des pays d’origine. En ligne de mire, la captation partielle des quelques 50 milliards USD d’épargne mondiale des migrants en vue de revitaliser des économies nationales structurellement sous-financées et sous créatrices d’emplois. C’est là tout le sens de l’actuel « diaspora round » qui voit les stratégies publiques africaines et autres initiatives privées rehausser leurs niveaux d’ambition et peaufiner leurs dispositifs !

 

À ce stade, il est bon de rappeler que l’idée d’investir dans le pays d’origine est une disposition bien ancrée chez les migrants de la première génération, dont le passage à l’acte coïncide avec la phase de maturation économique. L’investissement productif au bénéfice de la famille constitue une forme d’aboutissement du devoir d’entraide, avec, en prime, la reconnaissance sociale unanime par la communauté d’origine. Ainsi et selon ce même schéma, bon nombre de microprojets familiaux ont vu le jour principalement dans l’agriculture et le commerce, sur les territoires d’origine des primo-migrants. Toutefois, l’investissement diasporique « roi », et par nature transgénérationnel, est et demeure l’immobilier ; le projet d’une vie qui répond à des logiques personnelles variées : fonctionnelles (pied-à terre pour les vacances, retraite…), spéculatives (investissements locatifs, plus-value…) ou patrimoniales (transmission aux enfants, ancrages des descendants…). »

 

 

Samir Bouzidi, Expert en Ethnomarketing

 

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Octobre 2019